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Geek Vape Soul 2 au banc, les chiffres à trier avant de mesurer

Par Grégoire Painlevé · · 9 min de lecture

Geek Vape Soul 2 au banc, les chiffres à trier avant de mesurer
Source : Higgsfield (GPT Image 2)

Plus d’un centimètre d’écart sur la hauteur, deux capacités de batterie et deux plages de puissance pour un même appareil. Le Geek Vape Soul 2 n’a pas encore rejoint le banc que ses fiches se contredisent déjà. Un pod de 35 W semble pourtant simple à décrire. Avant le premier relevé, la grille doit donc trier ce que publient le fabricant et les revendeurs, garder ce qui se mesure et écarter ce qui ne peut que s’annoncer.

Geek Vape Soul 2, la fiche technique retenue avant le banc

Le Geek Vape Soul 2 est un pod à batterie intégrée de 2100 mAh, plafonné à 35 W, qui reçoit des cartouches à résistance intégrée de 1,0, 0,6 et 0,4 Ω. Voici les valeurs que la grille retient au départ, avec leur origine.

CaractéristiqueValeur retenueOrigine
Batterie2100 mAh, intégréeFabricant
Puissance maximale35 W, au-delà de 30 W avec la 0,4 Ω seulementFabricant
Cartouches1,0 Ω et 0,6 Ω fournies, 0,4 Ω vendue à partFabricant
Contenance4 ml en version standard, 2 ml en version TPDFabricant, revendeurs britanniques
Écran0,99 pouce, invisible au reposFabricant, un revendeur britannique
ActivationBouton ou inhalation automatiqueFabricant
RechargeUSB-C, 5 V et 2 A, 40 minutes annoncéesFabricant, un revendeur britannique

Sur ce pod, cinq grandeurs se mesurent avec un ohmmètre, un testeur USB, un pied à coulisse et une balance : la résistance réelle des cartouches, le courant et la durée de la recharge, les cotes, le poids et la tension délivrée à chaque palier de puissance. Trois points restent des déclarations que le banc consigne sans les noter, l’étanchéité brevetée, la durée de vie des cartouches et une autonomie exprimée en jours.

Trois chiffres du Soul 2 qui ne concordent pas

La fiche du fabricant, les revendeurs et les tests publiés décrivent le même pod avec des valeurs différentes. Trois écarts suffisent à fausser une comparaison avec un autre pod si personne ne les tranche.

Les cotes et le poids

La boutique officielle de Geekvape annonce 23,5 × 33,67 × 108,49 mm. Deux autres sources, une fiche de revendeur français et le test publié par Vaping Post, donnent 119,46 × 26 × 17,99 mm. L’écart atteint près de 11 mm sur la hauteur et plus de 7 mm sur une autre cote, ce qui ne relève pas de l’arrondi. Le poids, absent de la fiche officielle, est donné à 90,5 g par un comparatif de revendeur et à 91 g par le test.

La capacité de la batterie

La valeur de 2100 mAh fait consensus chez le fabricant comme chez les revendeurs. Un comparatif de revendeur affiche pourtant 2500 mAh dans son tableau et 2100 mAh dans son texte. La grille retient le chiffre officiel et mesure l’énergie réellement absorbée à la recharge.

La plage de puissance

Le maximum de 35 W est constant d’une source à l’autre, mais le fabricant précise que seule la cartouche de 0,4 Ω dépasse 30 W. Le même test publié donne 5 à 35 W dans son tableau et 5 à 30 W dans sa FAQ, ce qui correspond en fait aux cartouches livrées dans le coffret.

La puissance du Geek Vape Soul 2, cartouche par cartouche

Le mode Smart du Geek Vape Soul 2 fixe la puissance d’après la cartouche insérée. Deux revendeurs concordent sur les plages, 15 à 30 W pour la 0,6 Ω, 5 à 15 W pour la 1,0 Ω, et 30 à 35 W pour la 0,4 Ω vendue à part. Comme la tension et le courant se déduisent de la puissance et de la résistance (U = √(P × R) et I = √(P / R)), chaque haut de plage se traduit en valeurs vérifiables.

CartouchePlage annoncéeTension en haut de plageCourant en haut de plage
1,0 Ω5 à 15 W3,87 V3,87 A
0,6 Ω15 à 30 W4,24 V7,07 A
0,4 Ω30 à 35 W3,74 V9,35 A

Ces chiffres supposent une résistance exactement conforme à son marquage. Le banc mesure donc chaque cartouche à froid à l’ohmmètre avant de régler la puissance, puis relève la tension sous charge au palier choisi, comme pour le Vaptio Cosmo 2 et ses petites cartouches.

Charge USB-C et 40 minutes annoncées, la vérification

La fiche officielle annonce une recharge complète en 40 minutes et parle d’une semaine d’usage par charge. Le blog du fabricant et un revendeur britannique s’accordent sur une entrée USB-C en 5 V et 2 A, soit 10 W au plus du côté de l’adaptateur.

Le testeur USB, placé entre l’adaptateur et le pod, relève le courant absorbé, l’énergie cumulée en wattheures et l’heure de la coupure. Un pod qui atteint son plein en 40 minutes affiche un courant proche de 2 A pendant l’essentiel de la charge, puis une décroissance nette en fin de cycle.

L’autonomie en jours, elle, dépend du rythme de chacun et de la cartouche montée. Elle n’entre pas dans la grille, qui publie à la place un nombre d’activations de durée fixe à puissance notée. La méthode reprend celle de notre mesure d’un chargeur accu, et toute charge se fait sous surveillance.

Cartouches Soul et Soul 2, une compatibilité à tester dans les deux sens

Deux revendeurs français indiquent que les cartouches du premier Soul et celles du Soul 2 s’échangent entre les deux pods, à une exception près, la 0,4 Ω, réservée au Soul 2. La fiche officielle, elle, ne dit rien de cette compatibilité, et les fiches britanniques consultées n’en parlent pas davantage.

L’un de ces revendeurs donne le premier Soul pour 1500 mAh et 30 W, ce qui cadre avec l’exclusion de la 0,4 Ω, conçue pour 30 à 35 W. La grille insère donc chaque cartouche dans chacun des deux appareils, note la résistance lue par l’écran et vérifie l’absence de fuite après une heure à la verticale.

Contenance, la cartouche de 4 ml et le plafond de 2 ml

La fiche officielle décrit une cartouche de 4 ml à remplissage latéral. La directive européenne 2014/40/UE limite pourtant à 2 ml la contenance des réservoirs. Une version de 2 ml remplie par le dessus existe, décrite par deux revendeurs britanniques sous la mention TPD. Le banc note la version exacte reçue avant toute mesure, car la contenance et l’emplacement de l’orifice changent le remplissage et le comportement de la mèche.

Écran masqué et double activation, ce que la grille observe

L’écran de 0,99 pouce reste invisible au repos et s’allume à l’activation, avec la charge restante, la puissance, la résistance et un compteur de bouffées. Le test publié cité plus haut lui reproche une luminosité trop faible en extérieur. La grille relève donc sa lisibilité à trois éclairages, intérieur, ombre et plein jour.

L’activation se fait au bouton ou par inhalation automatique, et la bague d’airflow couvre un tirage serré comme un tirage plus aérien. Ces réglages sont figés et consignés avant chaque série, comme pour le Doric 60 Pro, autre pod passé au banc.

Grille de notation du Soul 2 et limites assumées

La pondération est fixée avant le passage au banc, pour que deux pods notés sur cette grille restent comparables.

CritèrePoidsStatut sur le Soul 2
Puissance délivrée contre puissance affichée, par cartouche25 %Mesurable
Recharge (courant, durée, énergie absorbée)20 %Mesurable
Résistance réelle des cartouches et compatibilité Soul15 %Mesurable
Fuites après remplissage et repos15 %Observable
Écran, activation et airflow10 %Observable
Cotes, poids et prise en main10 %Mesurable
Étanchéité brevetée et durée de vie des cartouches5 %Déclarée

Un seul exemplaire passe au banc, avec des cartouches neuves de chaque valeur. Toute mise à jour du logiciel interne entraîne une nouvelle série.

FAQ

Ces questions pratiques portent sur l’usage du pod, que la grille laisse volontairement de côté.

Quel adaptateur secteur utiliser pour recharger le Soul 2 ?

Aucun adaptateur n’est fourni. L’entrée étant annoncée en 5 V et 2 A, un adaptateur USB-C capable de délivrer 10 W couvre le besoin, et un modèle plus puissant ne pousse pas le pod au-delà de ce qu’il accepte. La recharge se fait sous surveillance, sur une surface dégagée.

Faut-il attendre avant d’utiliser une cartouche neuve ?

Oui. Une fois la cartouche remplie, laisser la mèche s’imbiber quelques minutes avant la première activation évite de chauffer un coton encore sec. Commencer par le bas de la plage de puissance limite aussi le risque de goût de brûlé.

Pourquoi l’écran ne montre-t-il rien quand le pod est posé ?

C’est voulu. L’écran est intégré sous la coque et ne s’éclaire que pendant l’activation ou la manipulation des réglages. Un écran noir au repos ne signale donc pas une batterie vide.

Le Soul 2 permet-il une inhalation directe ?

Partiellement. Le fabricant le présente comme conçu pour le tirage serré et pour l’inhalation directe restreinte, plus aérienne mais loin de celle d’un clearomiseur de box. La cartouche de 0,4 Ω, poussée entre 30 et 35 W, est celle qui s’en approche le plus.

Pourquoi un seul exemplaire passe-t-il au banc ?

Parce que la grille compare des modèles, pas des lots de fabrication. Un second exemplaire ne serait mesuré que si le premier s’écartait nettement des valeurs annoncées, par exemple une cartouche hors tolérance, afin de distinguer un défaut isolé d’un écart de conception.

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Ce que la grille retient du Geek Vape Soul 2

Sur le Soul 2, la grille sépare trois familles de chiffres. Les uns se calculent, comme les 9,35 A demandés en haut de plage par la cartouche de 0,4 Ω. D’autres se mesurent, des cotes réelles au temps de recharge annoncé à 40 minutes. Les derniers, étanchéité et durée de vie des cartouches, restent des promesses que le banc signale sans les noter.

Une fiche produit décrit une intention, un banc décrit un comportement, et c’est ce tri préalable qui rend le Geek Vape Soul 2 comparable aux autres pods passés sur cette grille.

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